Volatilité

Volatilité implicite

La volatilité implicite est la vol qu’il faut entrer dans un modèle de pricing pour retrouver le prix auquel une option traite. Elle ne s’observe pas : on la déduit de la prime. Exprimée en pourcentage annualisé, c’est le prix que le marché attache au mouvement futur, pas une prévision.

Comment ça marche

On part du prix de marché de l’option, du spot ou du forward, du strike, de la maturité, des taux et des dividendes, puis on cherche la vol qui fait coller un modèle comme Black-Scholes (ou Black-76 sur futures) à la prime. Tous les autres paramètres étant connus, la vol devient l’unité de cotation des options. Sur un desk, on traite de la vol, pas des dollars : coter en vol rend comparables des strikes et des maturités dont les primes n’ont rien à voir. Chaque strike et chaque maturité a sa propre vol implicite, d’où le skew et la structure par terme.

Exemple

Hypothétique : un indice cote 100 et l’option à la monnaie à un mois traite à 20 % de vol implicite. L’écart-type implicite sur un mois vaut 100 × 20 % × √(1/12), soit environ 5,8 points. En journalier, 20 % divisé par √252 (environ 16) donne un mouvement d’environ 1,25 % par jour.

Sur le desk

On compare la vol implicite à la vol réalisée qu’on pense capter en delta-hedgeant. Le niveau seul ne dit pas grand-chose : le même 20 % peut être cher avant un mois calme et bon marché avant une publication de résultats ou une réunion de banque centrale.

Définition à visée pédagogique. Les exemples chiffrés sont hypothétiques. Ni une offre ni une recommandation.