Le vega mesure la variation de la prime d’une option quand la vol implicite bouge d’un point. Les options achetées sont long vega, les options vendues short vega, qu’il s’agisse de calls ou de puts.
Comment ça marche
vega = variation du prix de l’option pour un mouvement de 1 point de vol implicite. Le vega est maximal à la monnaie et augmente avec la maturité, à peu près comme la racine carrée du temps. Une option à un an porte bien plus de vega qu’une option à une semaine sur le même strike. C’est le miroir du gamma, qui se concentre sur le court terme. Le vega n’est pas constant non plus : il varie avec le spot (vanna) et avec la vol elle-même (volga). Un book flat vega en agrégé peut porter un vrai risque si vega long et vega short sont sur des échéances ou des strikes différents.
Exemple
Hypothétique : une option vaut 5,00 $ avec un vega de 0,20. Si la vol implicite passe de 20 % à 23 %, l’option vaut environ 5,00 + 3 × 0,20 = 5,60 $, toutes choses égales par ailleurs. Sur 50 contrats, multiplicateur 100, le gain vaut 50 × 100 × 0,60 = 3 000 $.
Sur le desk
On additionne rarement le vega brut de maturités différentes : la vol courte bouge bien plus que la vol longue. Les desks pondèrent le vega par la maturité, souvent en racine du temps, ou le découpent par échéance pour qu’un mouvement de la structure par terme ne se cache pas derrière un total nul.
Définition à visée pédagogique. Les exemples chiffrés sont hypothétiques. Ni une offre ni une recommandation.