Volatilité

Prime de risque de volatilité

La prime de risque de volatilité est l’écart entre la vol implicite pricée dans les options et la vol que le sous-jacent réalise ensuite. Sur les indices actions, la vol implicite a en moyenne traité au-dessus de la vol réalisée qui a suivi. Cet écart rémunère les vendeurs d’options, exposés à des pertes lourdes et soudaines.

Comment ça marche

Les acheteurs d’options, surtout de puts indice, paient pour se protéger des krachs et pour la convexité. Les vendeurs fournissent cette assurance contre une prime. On mesure la prime comme la vol implicite moins la vol réalisée sur le même horizon, ou en variance via les variance swaps. Elle n’est pas stable : en général positive en période calme, elle peut devenir fortement négative dans un sell-off, quand la vol réalisée dépasse nettement la vol implicite payée un mois plus tôt. D’où une distribution asymétrique : petits gains fréquents pour le vendeur, pertes rares mais lourdes.

Exemple

Hypothétique : un trader vend un variance swap à un mois au strike de 20, pour un notionnel vega de 40 000, soit un notionnel variance de 40 000 / (2 × 20) = 1 000. Si la vol réalisée ressort à 16, le vendeur gagne 1 000 × (400 − 256) = 144 000. Si elle ressort à 30, il perd 1 000 × (900 − 400) = 500 000.

Sur le desk

On regarde la prime nette des événements de queue, pas sa moyenne sur les années calmes. La taille des positions et le coût de la protection décident si la stratégie survit à un mauvais mois.

Définition à visée pédagogique. Les exemples chiffrés sont hypothétiques. Ni une offre ni une recommandation.