Un put ratio spread associe l’achat d’un put à la vente d’un plus grand nombre de puts de strike inférieur, même échéance, en général en 1×2. Il se monte souvent pour une petite prime ou un crédit. Il gagne le plus si le sous-jacent finit sur le strike vendu, et perd s’il chute nettement plus bas.
Comment ça marche
Le put acheté joue la baisse sous son strike. Les deux puts vendus le financent et plafonnent le gain au strike bas. Sous ce strike, le put vendu en excédent prend le dessus : la position devient un put vendu à découvert. Sur indice, le skew fait traiter les strikes bas à une vol plus élevée : les puts vendus portent une vol plus riche que le put acheté, ce qui rend la structure bon marché. Avant l’échéance, elle est en général short vega et short gamma à la baisse.
Exemple
Options hypothétiques à trois mois, indice à 100. Un trader achète un put 95 à 2,00 et vend deux puts 90 à 1,10 chacun, soit un crédit net de 0,20. À l’échéance au-dessus de 95, le P&L vaut le crédit de 0,20. À 90, le put 95 vaut 5 et le P&L ressort à 5,20. Sous 90, le P&L vaut le niveau de l’indice moins 84,80 : point mort à 84,80, perte de 4,80 à 80.
Sur le desk
La structure paraît inoffensive tant que le spot reste loin des strikes. Le risque apparaît dans un sell-off rapide, quand la vol implicite et le skew montent ensemble et la perte en mark-to-market arrive bien avant l’échéance.
Définition à visée pédagogique. Les exemples chiffrés sont hypothétiques. Ni une offre ni une recommandation.