Un autocall est un produit structuré remboursé par anticipation si son sous-jacent est au-dessus d’un seuil à l’une des dates de constatation. L’investisseur récupère alors capital et coupon. Si le produit n’est jamais rappelé, le capital à l’échéance n’est protégé que jusqu’à une barrière.
Comment ça marche
Un autocall type prévoit des constatations annuelles ou trimestrielles, un seuil de rappel à 100 % du niveau initial et une barrière de capital entre 50 % et 70 %, souvent observée à l’échéance seulement. Dans la version dite Athéna, les coupons non versés s’accumulent et sont payés au rappel. Économiquement, l’investisseur détient un zéro-coupon, reçoit des coupons digitaux et est vendeur d’un put down-and-in. Ce put vendu finance le coupon : l’investisseur est short vol et exposé à la baisse. Le produit est aussi une dette de l’émetteur : risque de crédit.
Exemple
Athéna hypothétique à cinq ans sur un indice, coupon de 8 % par an, seuil de rappel à 100 % et barrière à 60 % à l’échéance. Année 1 : l’indice est à 95 %, pas de rappel. Année 2 : il est à 104 %, le produit est remboursé à 100 + 2 × 8 = 116 pour 100. Sans rappel, si l’indice termine à 70 %, l’investisseur récupère 100 sans coupon. À 55 %, il récupère 55.
Sur le desk
Le coupon affiché reflète le risque vendu : une vol plus élevée, une barrière plus proche ou un panier worst-of le font monter. Le desk émetteur se retrouve long du put down-and-in, avec un gamma important près de la barrière à l’échéance.
Définition à visée pédagogique. Les exemples chiffrés sont hypothétiques. Ni une offre ni une recommandation.