Mars 2020. L’indice Euro Stoxx Banks avait été divisé par deux en un mois, et les puts très en dehors de la monnaie étaient pricés pour la fin du système.
La structure
Un put ratio juin 2020 sur l’indice, avec un spot proche de 50 : achat d’un put 40, vente de deux puts 20. Nous l’avons traité. C’est dire à quel point les puts très en dehors de la monnaie étaient chers.
Le payoff à l’échéance
Hors prime :
- Au-dessus de 40 : rien.
- Entre 40 et 20 : le put acheté paie, jusqu’à 20 points à 20.
- Sous 20 : les deux puts vendus reprennent le gain, point par point. Le payoff ne revient à zéro que si l’indice lui-même tombe à zéro.
Point mort à l’échéance : zéro sur l’indice. Toutes les banques qui le composent rayées de la carte.
Où était le vrai risque
Le risque n’a jamais été l’échéance. C’était le chemin : les appels de marge et le mark-to-market sur deux puts vendus si la panique avait continué. Le diagramme de payoff ne décrit que le dernier jour ; la position doit survivre à tous ceux d’avant.
L’autre face de la même panique
Dans les mêmes semaines, les call spreads 100/110 à deux ans sur l’indice cotaient quelques dizaines de centimes, pour un gain maximal de dix points. Nous en avons acheté aussi. En février 2022, l’indice traitait au-dessus de 115.
Ce que ça dit
Les prix d’options en disent parfois plus que l’indice. En mars 2020, la protection à la baisse était pricée pour la fin du système, pendant que la hausse à deux ans coûtait quelques dizaines de centimes.
Cette note a aussi été publiée en Reel le 21 octobre 2026.
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