Futures et structure de marché

Chambre de compensation

La chambre de compensation, ou contrepartie centrale (CCP), s’interpose entre les deux parties de chaque opération compensée. Elle devient l’acheteur de chaque vendeur et le vendeur de chaque acheteur. Le risque de contrepartie se concentre sur une entité qui le gère par les marges et des ressources mutualisées.

Comment ça marche

Une fois appariée, l’opération est novée : le contrat initial est remplacé par deux contrats avec la CCP. La CCP collecte une marge initiale, calibrée sur les pertes possibles pendant quelques jours de liquidation, et une marge de variation, qui règle chaque jour les gains et les pertes. Seuls les membres compensateurs font face à la CCP. Les clients passent par un membre, en compte omnibus ou ségrégué individuellement. En cas de défaut d’un membre, la CCP mobilise ses ressources dans l’ordre : la marge du défaillant, sa contribution au fonds de défaillance, les fonds propres de la CCP, puis les contributions des autres membres.

Exemple

Hypothétique : un trader achète un future sur indice à 5 000 points, avec un multiplicateur de 10 € par point, et dépose 3 500 € de marge initiale. Le lendemain, le future clôture à 4 950. Le trader paie 50 × 10 € = 500 € de marge de variation, que la CCP reverse à la partie vendeuse.

Sur le desk

La marge est procyclique : en période de stress, les CCP relèvent la marge initiale au moment même où les appels de marge de variation grossissent. Le risque est souvent de liquidité avant d’être de solvabilité : trouver le cash pour honorer les appels dans la journée.

Définition à visée pédagogique. Les exemples chiffrés sont hypothétiques. Ni une offre ni une recommandation.