Options

Box spread

Un box spread combine un call spread acheteur et un put spread acheteur sur les deux mêmes strikes et la même échéance. À l’échéance, il paie l’écart entre les strikes, quoi que fasse le sous-jacent. Sans exposition au marché, il devient un instrument de prêt ou d’emprunt.

Comment ça marche

Avec deux strikes K1 inférieur à K2, la box acheteuse se compose ainsi : achat du call K1, vente du call K2, achat du put K2, vente du put K1. À l’échéance, elle paie K2 − K1. Son prix fair aujourd’hui est ce montant actualisé au taux de marché jusqu’à l’échéance. Acheter la box sous ce montant revient à prêter au taux implicite, la vendre revient à emprunter. La contrepartie étant la chambre de compensation, le taux implicite reste en général proche du financement sécurisé. Le trade ne fonctionne proprement que sur des options européennes réglées en cash, comme les SPX, sans exercice anticipé possible.

Exemple

Hypothétique : sur des options indice à multiplicateur 100 $ et échéance un an, une box sur les strikes 4 000 et 5 000 paie 1 000 points, soit 100 000 $. Si elle traite à 960 points, soit 96 000 $, le taux implicite à un an vaut 1 000 / 960 − 1, environ 4,17 %. L’acheteur prête 96 000 $ et reçoit 100 000 $ à l’échéance.

Sur le desk

On compare le taux de la box aux autres sources de financement, maturité par maturité. Sur des options américaines, l’exercice anticipé d’une jambe vendue casse la structure.

Définition à visée pédagogique. Les exemples chiffrés sont hypothétiques. Ni une offre ni une recommandation.